Classement de Shanghai : l’Université de Strasbourg 1ère de France en Génie Chimique

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Le classement de Shanghai a publié lundi 15 août son édition 2016. En bonne position, la France place trois établissements dans le top 100 et 22 dans le top 500 d’un ranking fortement, et traditionnellement, dominé par les Universités américaines et britanniques.

En 6ème position par le nombre d’Universités classés, l’Hexagone domine le Canada et l’Italie (19 établissements chacune) et talonne l’Australie (23 établissements). Devant, la Chine (41 établissements), l’Allemagne (38) et le Royaume-Uni (37) suivent les États-Unis (137). Au total, 45 pays arrivent à placer au moins une institution dans le palmarès 2016. Signe d’une forte disparité entre les continents, seules 5 universités sont africaines, contre 165 américaines (Nord et Sud confondus), 126 asiatiques et océaniennes et 204 européennes. Non sans surprise, l’Université d’Harvard domine encore une année le classement. Plus surprenant, le fameux Massachusetts Institute of Technology (MIT) chute de plusieurs places et passe de la 3ème à la 5ème position.

Les Universités françaises

L’ensemble des Universités françaises ont bien du mal à progresser dans ce classement qui valorise six critères : le nombre de prix Nobel et médailles Fields parmi les anciens élèves et parmi les professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline, le nombre de publications dans les revues scientifiques Nature et Science, le nombre de chercheurs répertoriés dans le Science Citation Index-Expended (SCIE) et le Social Science Citation Index (SSCI) et la performance moyenne des professeurs.

Seules trois universités sont encore en lice dans le top 100, toutes issues de Paris : Université Pierre et Marie Curie, l’Université Paris-Sud et l’Ecole Normale Supérieure.

La France est pénalisée par la spécificité de son système dual, la recherche étant principalement menée dans les organismes distincts des universités que sont, par exemple, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), premier publiant au monde, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), ou l’Institut Pasteur. Nombre de bons résultats des universités françaises dans les classements internationaux sont d’ailleurs dus aux laboratoires mixtes qui les associent à ces organismes. Les enseignants-chercheurs français ne jouent, en outre, pas toujours le jeu des palmarès en omettant, lorsqu’ils signent leurs publications, de citer leur université de rattachement, préférant la mention de leur laboratoire, de leur faculté…

Strasbourg perd des places mais ré-affirme son excellence dans la catégorie nouvellement crée : « génie chimique »

L’université de Strasbourg, jusqu’alors dans le top 100 (87ème en 2015)  se retrouve entre la 101ème et la 150ème place. En 2015, elle se distingue particulièrement dans les catégories scientifiques : 19ème mondiale en chimie, et entre la 51ème et la 75ème place en biologie et entre la 76ème et la 100ème place en physique.

Cette année, c’est une catégorie plus globale qui reprend ces matières, le « Génie Chimique » (qui regroupe les matières physique, chimie, microbiologie et biochimie) et où Strasbourg se distingue en arrivant à la première place française dans ce domaine, entre la 51ème et la 75ème mondiale. La deuxième Université française est Claude Bernard de Lyon, qui arrive entre la 75ème et la 100ème.

Pour retrouver tout le classement en détail : Shanghai Ranking 2016

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